|
Martine Aubry et la faillite des emplois-jeunes |
|
Écrit par Ifrap
|
|
19-04-2011 |
|
Martine Aubry, ce n’est pas seulement « la dame des 35 heures » [1], c’est aussi et surtout celle qui a inventé comment exclure les jeunes de la société en les enfermant dans des emplois-bidons. Dont il a fallu gérer la mise en liquidation comme celle de la CGEP (Compagnie de Gestion des Emplois Partagés) qui a mis sur la paille 250 jeunes, non sans que cette liquidation ne s’entoure d’un léger parfum de scandale financier (Voir ci-dessous). En ressortant dans le programme du Parti Socialiste l’idée de lancer 300.000 emplois-jeunes (dénommés emplois d’avenir), Martine Aubry pense-t-elle que les Français ont la mémoire si courte ? D’une longue enquête que nous avions menée de 1999 à 2001, sur les emplois-jeunes de Martine Aubry [2], rappelons ce « médiateur » de la RATP qui était si content lorsqu’il avait pu orienter 10 passagers du métro dans la journée ; ou ces bac+7 qui avaient trouvé au Palais de justice un emploi comme appariteur d’accueil. Des jeunes relâchés dans la société quelques années plus tard sans aucune formation réelle, ayant seulement été injectés comme des fonctionnaires de seconde ou troisième zone en appoint d’emplois publics déjà surchargés et donc perçus comme des concurrents par les fonctionnaires titulaires car accédant à une sous-fonction publique sans passer par les concours. Mais il y a eu mieux : les associations d’insertion créées par la même Martine Aubry consistant à subventionner des associations pour placer des chômeurs… mais en faisant inscrire dans la loi les créant les ETTI (Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion) qu’un embauché ne pouvait rester plus d’un mois chez un employeur quelconque. D’où un rapport DARES de décembre 1999 où 220 ETTI avaient placé 34.300 exclus pour un équivalent de 4.050 salariés plein temps [3]. Comment littéralement turbiner la misère pour faire sortir les exclus des statistiques du chômage. Saura-t-elle une fois de plus abuser les Français avec ce qui fut le summum de la vision énarchique de la société : l’énarque qui fait surgir des emplois par sa seule décision, comme dans les Mamelles de Tirésias, le héros de l’opéra de Poulenc qui accouche de 100.000 enfants par la seule force de sa volonté. Interrogée sur I-télé le 4 avril 2011, elle donnait comme exemple d’emploi-jeune : établir des bilans énergétiques ; probablement parce que c’est à l’Etat de satisfaire un tel besoin. Même si sa satisfaction n’est pas rentable. Ou si la création de ces emplois-jeunes vient concurrencer et détruire des emplois légitimes. |
|
Lire la suite...
|
|
Programme PS : désengagement dans l’apprentissage, inflation des emplois jeunes |
|
Écrit par Franck Louvrier, Secrétaire national UMP.
|
|
06-04-2011 |
|
Alors que le Parti socialiste vient d’annoncer 300 000 emplois jeunes dits “emplois d’avenir”, ses exécutifs régionaux se désengagent de l’apprentissage. Les dépenses des régions en matière d’apprentissage semblent être stables, parfois même en progression. Mais à y regarder de plus près, 10 régions sur 22 ont en réalité réduit leur effort financier propre, s’appuyant ainsi sur les dotations de l’Etat. Pire, quatre régions (Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas de Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur) ne font même aucun effort particulier sur l’apprentissage et usent de crédits de l’Etat, pourtant transférés à ce titre, pour financer d’autres dépenses du conseil régional. Cette attitude est d’autant plus scandaleuse que par un effet d’annonce national, le PS programme maintenant des milliers d’emplois jeunes que l’on sait pourtant être souvent des sous-emplois. Les élus socialistes, si prompts à défendre la jeunesse nous démontrent tristement, chiffres à l’appui, qu’ils tournent le dos à la politique volontariste du gouvernement en faveur de la jeunesse et de l’emploi. Parce que 9 jeunes sur 10 sont en emploi 3 ans après la fin de leur contrat d’apprentissage, l’efficacité de l’alternance n’est plus à démontrer. Proposer que l’Etat et les régions investissent chacun à la même hauteur pour en faire une formule gagnante pour tous, à tous les échelons, c’est une règle du jeu parfaitement honnête. Aussi, voir une partie des régions se désengager discrètement d’une mobilisation qui se veut globale, alors que le PS affiche des milliers d’emplois jeunes, c’est un double discours démagogique. Le vrai choix de l’efficacité pour nos jeunes, c’est l’apprentissage. |
|
2011 à 2014.. Maxime Bono montera t'il la côte? |
|
Écrit par Pierre Dermoncourt
|
|
31-01-2011 |
|
Nous avons profité de ce conseil municipal du 24 janvier, dédié au Budget Primiti,f pour faire après 3 ans de mandat un état des lieux de la gestion de Maxime Bono et de son équipe… EDIFIANT. Dépenses de fonctionnement toujours en augmentation alors que pour 2011, l’augmentation zéro aurait du être la règle en économisant 1,5 millions €. Dans les recettes de fonctionnement, le concours financier de l’état, la Dotation Générale de Fonctionnement (DGF) inclue, représentent 27% et sont en augmentation de 4,34%. Que n’avons-nous pas entendu avec beaucoup de mauvaise foi en conseil municipal sur le retrait de l’Etat qui paupériserait la ville... Toujours sur 3 ans, les ressources fiscales ont augmentées de 21,35% dont l’imposition directe de 16,46%. Plus de 7 millions € ont été pris dans la poche des rochelais pour payer des dettes et des projets souvent dispendieux. L’autofinancement est insuffisant et ne permettra plus, à terme, de rembourser la dette en capital sans augmentations des recettes ou baisse des dépenses. Les emprunts sont trop élevés et doivent passer au minimum, de 12 à moins de 10 millions €. La dette du budget général a augmenté de 54% depuis fin 2007 avec comme conséquence un surendettement qu’il faut aujourd’hui assumer et constater un désendettement sur une durée très longue, plus de 9 ans. Nous avons été surpris de constater que le remboursement annuel en capital soit passé de 7,3 millions d’€ en 2010 à 8,1 millions€ en 2011, ou est l’erreur ? Peu volontariste et englué dans un mode de gestion inadapté le Maire ne veut pas admettre qu’il doit se désendetter par suppression ou décalage de certains investissements, réduction des emprunts et baisse des dépenses de fonctionnement dont le personnel ( masse salariale de 61,5 millions € pour 1500 employés ) et les subventions qui « arrosent » souvent les "amis". Pour les deux grands projets prévus, Musée Maritime et extension du port de Plaisance, les moyens sont insuffisants pour 2011, alors oublions les autres projets dont le parking Notre Dame ! Face à sa sémantique et à ses promesses, le Maire n’a pas souhaité répondre à nos interrogations, mais par notre action permanente nous commençons à faire comprendre et à prouver aux rochelais que ce ne sont pas de bons gestionnaires. Nous pouvons déjà anticiper que le budget 2011 sera très difficile avec comme conclusion en 2012 une augmentation de la fiscalité. |
| |